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Devenir meilleur ou devenir plus heureux?

 » Être heureux pour être quelqu’un de bien, devenir encore plus heureux pour devenir quelqu’un de meilleur« 

Un jour, une personne m’a dit cette phrase qui provient d’un film diffusé lors du festival d’Amnesty International. Cette phrase m’a vraiment frappée car depuis toute jeune, je m’évertue à être « quelqu’un de bien » selon mes critères bien sûr. Quitte à me faire violence, quitte à me faire marcher sur les pieds, quitte à aller à l’encontre de mes besoins, quitte à attenter à ma liberté.

Je me suis dit un jour « arrête de vouloir à tout prix devenir meilleure, fais en sorte d’être plus heureuse » et ma vie a pris un autre tournant.

Ma définition du « bien » est basée sur mon éducation, sur ce qui est socialement mis dans les catégories « bien » et « mal », sur la conscience collective résultant d’une société judéo-chrétienne, … Des conditionnements qui m’empêchent d’être réellement moi en toute authenticité.

Mes valeurs fondamentales restent les mêmes. Même après cette prise de conscience, je garde ma vision de la vie et de ce que je veux être : je souhaite contribuer à un monde meilleur à mon petit niveau. Je me sens alors alignée avec mes paroles et mes comportements tout en ayant mis plus de nuance. Je me respecte et je respecte les autres, j’aime encore plus, tout simplement.

J’ai vu un jour une interview de Stephane Bourgoin, écrivain et conférencier, profileur de tueurs en série. Il aurait interviewé environ 70 serial killers. Bon, apparemment il aurait menti mais bon, ce n’est pas le sujet. Dans cette interview, il disait que tous les criminels qu’il avait interviewés avaient eu une enfance très difficile : maltraitances physique et psychologique sévères, manque immense d’amour et d’affection d’un ou des parents. Je ne suis pas entrain d’excuser, ce n’est pas le débat.

Vous êtes-vous fait la réflexion que les gens méchants sont en fait malheureux ? Par manque d’amour, je pense qu’on garde en soi un sentiment d’injustice, de colère, de haine pour le monde entier et ça se reflète, ça transpire. Tout comme lorsqu’une personne est heureuse, qu’elle a « la joie de vivre », ça émane d’elle et elle partage avec les gens qu’elle croise.

Si je fais ma propre analyse, je me rends compte qu’en œuvrant activement pour mon bonheur avec différents moyens qui me correspondent, je suis plus zen, empathique, tolérante, curieuse d’apprendre des autres et mes émotions me submergent bien moins souvent. Plus je suis heureuse et plus j’aime (presque) inconditionnellement.

Plus j’œuvre pour mon bien-être, plus j’œuvre pour le bien-être du monde. Sans aucune arrogance vraiment. Je me dis que si j’ose exprimer mon point de vue sur la vie à d’autres, plus je leur offre une possibilité de voir les choses autrement. Bien évidemment, ça va dans l’autre sens : plus je m’intéresse et je suis curieuse d’apprendre des autres, plus je m’enrichis. Ça me donne plus de choix possibles donc plus de liberté.

Si je peux dire aujourd’hui « oui je suis heureuse » sans hésitation, c’est grâce à des heures et des heures d’introspection, des heures et des heures de remise en question et aussi – ce que la formation de coaching m’a aidé à faire – à arrêter à un moment de tergiverser et de me mettre en action de manière juste pour moi.

La plupart des gens pensent qu’un coach va leur dire « tu dois faire ci tu dois faire ça pour arriver à atteindre ton objectif, à changer ». Mais vous le savez bien, une chose va fonctionner pour une personne et pas pour quelqu’un d’autre. Le coach va vous aider à trouver des actions qui vous correspondent, qui vous conviennent.

Je peux donc vous partager comment j’ai fait pour avancer sur telle ou telle difficulté mais ce n’est pas une astuce universelle.

En plus, on vit des expériences difficiles différentes ou différemment. On est venu sur Terre pour évoluer sur des thématiques différentes. On partage surement des situations, des « épreuves » similaires mais on ne s’en sortira pas plus fort avec les mêmes moyens.

Certains m’ont posé la question « comment tu peux accompagner des gens en coaching alors que toi-même qui n’arrive pas à sortir de ce problème ? ». Je leur réponds alors que personne n’est parfait et qu’un médecin peut tomber malade, qu’un psychologue peut rencontrer des problèmes dans sa vie et avoir de la difficulté à s’en sortir, …

Parfois, on a la tête dans le guidon ou trop de choses se jouent inconsciemment. Alors, il est bénéfique d’être accompagné par quelqu’un d’autre, quelqu’un qui sera objectif et professionnel. Voilà aussi la richesse du coaching. D’avoir une personne neutre qui vous veut profondément du bien, qui a une vie d’expériences qu’elle peut vous partager, qui vous offre la possibilité de prendre du recul, de vous faire voir les choses avec une autre vision, qui vous aide à comprendre et à trouver des actions qui VOUS correspondent, qui a aussi une méthodologie certifiée pour vous amener à plus de liberté, plus d’authenticité, plus de bonheur.

En œuvrant pour votre bonheur, vous œuvrez pour un monde meilleur.  

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